Raphaël Gravagna

 

Au cours de mon apprentissage en école d’art, j’ai structuré mon positionnement autour de l’idée de réappropriation des arts et des sciences par les citoyens. Je construis une esthétique qui tend à happer l’attention du regardeur en faisant appel à l’attrait naturel de l’Homme pour la complexité. En utilisant cette caractéristique commune à l’humanité, je cherche à m’adresser à un public incluant initiés et non-initiés.

 

 

 

 

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Originaire de la peinture gestuelle, j’ai développé ma pratique protocolaire de la création au travers d’une «géométrie gestuelle» inspirée par les modes de constitution des objets fractals. Cet outil me permet de démystifier et de déconstruire un travail qui s’impose au visiteur au travers de son apparente complexité et de son format, par la démonstration d’un protocole simple et clair. Je propose au spectateur de se saisir du processus de création et ainsi de le rendre acteur d’une réappropriation concrète. Inspiré par l’artiste François Morellet, j’invite le public à ne pas acheter mon travail, mais à le reproduire.

 

Après avoir obtenu mon DNAP, je suis parti observer une pratique artistique unique : «le sandroing», partagé par les communautés du centre de l’archipel du Vanuatu, au milieu de l’océan Pacifique. Très peu connu, encore mystérieux pour les ethnomatématicien, le sandroing est un outil de communication et une pratique mystique.

Ce peuple sans écriture à développé une forme d’expression parfois autonome connectée à de nombreux aspects de leur mode de vie. Message bref ou soutien mnémotechnique de la tradition orale, la pratique du sandroing repose sur un système simple : effectuer un tracé en ligne continue et ne pas passer deux fois par le même point.