Louise Lejeune

Ma production est ancrée dans la mise en scène d’histoires, incarnées par des images saisies, imaginées et détournées. Elles sont empruntées, sur le vif, à la vie quotidienne et aux médias pour créer de nouvelles narrations dont chaque pièce est un indice, une réflexion de par et pour le monde qui m’entoure.

C’est un travail de collage dont l’hybridation des récits et supports affichent des questions liées à l’authenticité d’un réalisme. Les assemblages de dessins, vidéos, installations, ou photographies, organisent une plongée onirique. Au travers de celle-ci cheminent en strates de plans des paysages urbains habités d’anonymes en transit.

Les plans sont produits en séquences, rythmés en perspectives, pour se rapporter tant au cinéma, qu’aux souvenirs et à l’état présent des choses. Quand les négociations induites entre surfaces et techniques évoquent l’emprunte et le mouvement d’une vision saisie au cours de sa transformation vers des formes d’oubli.
Les détails, tels des trouvailles archéologiques suscitent la double évidence d’une fonctionnalité perdue et d’une histoire à retrouver. Celle d’une traversée de solitudes en non-lieux que constituent ces espaces publics destinés à circuler. Pour former, en substance, dans un tissage relations et d’interstices, des rencontres.